Le problème du terme "dyslexique" est la connotation de "dysfonctionnement", de "défaut". Or, les dyslexiques NE DYSFONCTIONNENT PAS, ils fonctionnement autrement. Ils utilisent d'autres circuits neuronnaux pour l'apprentissage de la lecture et de l'écriture et ils utilisent autant leur hémisphère gauche que leur hémisphère droit quand les neurotypiques utilisent plus leur hémisphère gauche que le droit.

De plus, il a été démontré que les dyslexiques utilisent une langue neurologique qui répond à ses propres règles. C'est leur langue maternelle. Apprendre le français revient donc à apprendre une langue étrangère et pas des plus faciles. Or, comment apprendre une langue étrangère quand on ne connait pas suffisament sa propre langue ?

Une fois cette notion posée, on comprend plus facilement pourquoi il est nécessaire de leur apporter des méthodes d'apprentissages adaptées à leurs besoins spécifiques plutôt que de les considérer comme "en retard" ou "dysfonctionnant". Il ne vient à personne l'idée de considérer un apprenant étranger comme en retard ou déficient parce qu'il ne pronnonce pas bien les sons ou qu'il se trompe de mot, il doit en aller de même avec les dyslexiques.

En les aidant à comprendre leur propre logique et en développant leur plasticité cérébrale, ils deviennent bilingue. Plus précisément, ils deviennent "bilexique".